Pendant de longues années, les entreprises ont été libres de mener la politique RSE qu’elles souhaitaient. La RSE, ou Responsabilité Sociale des Entreprises, est un concept qui désigne l’engagement volontaire des entreprises à intégrer les enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans leurs activités et leurs interactions avec les parties prenantes. Mais force est de constater que mis à part du greenwashing, il ne s’est pas passé grand-chose.
Le législateur européen a donc repris la main en imposant aux entreprises tout un lot d’indicateurs sous l’acronyme CSRD. La CSRD, ou Corporate Sustainability Reporting Directive, est une directive européenne visant à accroître la transparence et la comparabilité des informations de durabilité fournies par les entreprises. Elle impose des exigences de reporting spécifiques en matière d’informations environnementales, sociales et sociétales, ainsi que des informations sur la gouvernance.

Si le CSRD est contraignante pour les entreprises, c’est parce que les entreprises ont été trop limitées sur l’enjeu RSE. Le S3C Bretagne souhaite faire ce rappel face aux critiques des lobbyistes qui jugent la réglementation trop complexe et appellent à une libération des entreprises face au sujet de l’environnement.
Le CSRD ordonne donc aux entreprises de clarifier leurs activités en mettant l’accent sur la compatibilité de leur fonctionnement actuel avec le consensus scientifique sur l’évolution climatique. Ces normes s’appliqueront à toutes les entreprises qui font du business de manière significative en Europe. Un exemple concret pour Orange serait d’expliquer comment notre entreprise compte adapter ses activités en Afrique face à une augmentation significative des températures.
Cette démarche CSRD vise à mettre en évidence l’interdépendance entre les entreprises et leur environnement. Ce reporting « extra financier » est destiné initialement aux investisseurs pour qu’ils « flèchent » leur argent vers les entreprises vertueuses.
L’engagement de la CFDT via notamment une pionnière de ses enjeux, Mme Ute Meyenberg, souligne que le CSRD est également important pour les salariés. Si les entreprises ne s’adaptent pas à l’évolution climatique, cela entraînera évidemment des conséquences sur l’emploi.
Le S3C Bretagne met l’accent sur l’importance de s’approprier et de rendre compréhensibles les indicateurs du CSRD. Cela permettra d’éviter les difficultés rencontrées avec les indicateurs financiers, souvent utilisés pour détourner l’attention des salariés sur les points pouvant remettre en cause la stratégie de leur entreprise.
Pour aller plus loin, voici des informations issues de la CFDT Cadres :

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